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Les émotions que je travaille en séance : la peur
19 août 2026On passe parfois tellement de temps à gérer ce qui doit être fait qu’on oublie de se demander une chose essentielle : qu’est-ce qui me fait réellement du bien ?
Le travail, les responsabilités, les obligations, les problèmes à régler, les messages auxquels répondre, les choses à organiser… Notre quotidien est souvent rempli de petites urgences qui finissent par prendre toute la place.
Et au milieu de tout ça, il y a parfois une personne que l’on oublie : nous-mêmes.
Pourtant, prendre du temps pour soi n’est pas de l’égoïsme. C’est une nécessité.
Et si tu laissais un peu de côté ce qui est futile ?
Nous accordons parfois énormément d’importance à des choses qui, avec un peu de recul, n’en ont finalement pas beaucoup.
Une remarque qui nous a blessés.
Un message auquel quelqu’un n’a pas répondu.
Le regard des autres.
Une dispute.
Une situation que l’on ne peut plus changer.
Une erreur que l’on continue de se reprocher.
On peut passer des heures, voire des jours, à donner de l’énergie mentale à des choses qui ne nous apportent absolument rien.
Alors pose-toi cette question :
Est-ce que cette chose mérite réellement autant de place dans ma vie ?
Parce que chaque fois que tu consacres ton énergie à quelque chose qui t’épuise, tu en consacres moins à ce qui pourrait réellement te faire du bien.
Parfois, lâcher prise ne signifie pas régler le problème.
Cela signifie simplement arrêter de lui donner toute la place.
Ne t’oublie pas dans ta propre vie
Nous sommes nombreux à prendre soin des autres avant de prendre soin de nous.
On pense à sa famille, à son couple, à ses amis, à son travail, à ses responsabilités…
Et puis un jour, on réalise qu’on ne sait même plus ce qui nous fait plaisir.
Quand as-tu fait quelque chose simplement parce que tu en avais envie ?
Pas parce que c’était utile.
Pas parce que quelqu’un te le demandait.
Pas parce que tu devais le faire.
Simplement parce que cela te rendait heureux.
Il peut s’agir de quelque chose de très simple : marcher, écouter de la musique, cuisiner, lire, faire du sport, passer du temps avec quelqu’un que tu aimes, regarder un coucher de soleil, rire sans raison ou simplement ne rien faire.
Tu as le droit de prendre cette place.
Tu n’as pas besoin d’attendre d’être épuisé pour t’autoriser à souffler.
Fais de la place à ce qui te rend heureux
Le bonheur n’arrive pas toujours sous la forme de grands événements.
Il se cache souvent dans des moments très simples.
Un fou rire.
Une conversation.
Un câlin.
Un repas partagé.
Une promenade.
Une musique qui te rappelle un souvenir.
Un moment de calme.
Une rencontre.
Un instant où, pendant quelques secondes, tu te sens simplement bien.
Et ces moments méritent notre attention.
Parce que nous avons parfois tendance à attendre les grands changements pour être heureux : une nouvelle maison, un nouveau travail, plus d’argent, de nouvelles rencontres, un nouveau départ…
Mais pendant que nous attendons, la vie continue de se dérouler.
Et peut-être que le bonheur n’est pas uniquement quelque chose que l’on doit trouver.
Peut-être qu’il faut aussi apprendre à reconnaître celui qui est déjà présent.
Retenir les petits moments de bonheur
Je trouve important de garder une trace intérieure de ces petits moments.
Pas forcément en les photographiant ou en les publiant.
Mais simplement en les vivant pleinement.
Quand tu ressens quelque chose de beau, arrête-toi quelques secondes.
Respire.
Regarde autour de toi.
Et prends conscience de ce que tu es en train de vivre.
Dis-toi :
« Là, maintenant, je suis bien. »
Parce que ce moment ne reviendra jamais exactement de la même manière.
Dans quelques années, certains souvenirs qui te semblent complètement banals aujourd’hui deviendront peut-être ceux auxquels tu repenseras avec le plus d’émotion.
Une soirée avec des amis.
Une journée en famille.
Une balade.
Un voyage.
Un rire.
Un moment passé avec une personne qui compte pour toi.
La vie est constituée de ces petits instants.
Et peut-être que notre rôle n’est pas uniquement de chercher à construire une vie parfaite, mais aussi d’apprendre à apprécier les moments qui la rendent belle.
Et si tu faisais de la place dès aujourd’hui ?
Tu n’as peut-être pas besoin de changer toute ta vie.
Commence simplement par regarder ce qui prend trop de place.
Qu’est-ce qui t’épuise inutilement ?
Qu’est-ce qui occupe ton esprit alors que cela ne mérite peut-être plus autant d’attention ?
Qu’est-ce que tu fais uniquement parce que tu penses devoir le faire ?
Et surtout :
Qu’est-ce qui te fait du bien et auquel tu ne consacres plus suffisamment de temps ?
Puis fais-lui de la place.
Même quinze minutes.
Même une heure.
Même une journée.
Parce que prendre soin de soi, ce n’est pas forcément partir à l’autre bout du monde ou tout abandonner.
C’est parfois simplement se remettre dans sa propre liste de priorités.
Nous sommes aussi là pour vivre
On peut passer énormément de temps à essayer de tout contrôler, tout prévoir, tout réussir.
Mais au bout du compte, qu’est-ce que nous retenons vraiment ?
Rarement les heures passées à répondre à des mails.
Rarement les journées passées à nous inquiéter de choses qui ne se sont finalement jamais produites.
Nous retenons les moments où nous avons aimé.
Les moments où nous avons ri.
Les personnes que nous avons rencontrées.
Les expériences que nous avons vécues.
Les souvenirs qui nous ont profondément touchés.
Alors peut-être qu’il est temps de laisser un peu moins de place au futile et un peu plus de place à ce qui te fait vibrer.
Parce que cette vie, nous ne la vivons pas uniquement pour travailler, produire, régler des problèmes et courir après le prochain objectif.
Nous sommes aussi là pour vivre.
Pour aimer.
Pour rire.
Pour ressentir.
Pour découvrir.
Pour partager.
Pour créer des souvenirs.
Et pour pouvoir un jour regarder en arrière et nous dire :
« J’ai vraiment vécu. »
Alors aujourd’hui, demande-toi simplement :
Qu’est-ce qui me fait du bien et à quoi ai-je envie de laisser davantage de place dans ma vie ?
Et peut-être que la réponse à cette question mérite un peu plus de place que tout le reste.



